
Animal discret et silencieux, la martre des pins (Martes martes) est une espèce représentée en Suisse mais qui est méconnue du public. Si tu fais partie des privilégiés qui a déjà eu l’occasion d’en croiser, tu peux dire que tu as eu de la chance. Partons ensemble à la découverte de ce petit prédateur !
Un museau pointu, une truffe brune, de petits yeux foncés, ainsi que de petites oreilles arrondies constituent la tête de la martre. Son corps allongé mesure en moyenne 44 centimètres et il est complété par une queue d’environ 20 centimètres. Quant à son poids, il varie entre un et deux kilos ; le mâle étant un peu plus gros que la femelle. Sa fourrure brune plus ou moins foncée est ornée d’une tâche triangulaire jaunâtre sous le menton. C’est notamment cette tâche qui permet de distinguer la martre de la fouine (tâche blanche plus étendue chez cette dernière).
Comme son nom l’indique, la martre des pins vit principalement dans les arbres dans lesquels elle trouve ses lieux de repos. Mais elle se déplace aussi au sol. Active à la tombée de la nuit et au lever du jour, elle chasse de petits mammifères tels que des taupes, des campagnols ou des mulots grâce à sa bonne ouïe. Selon les saisons, elle peut aussi se nourrir d’œufs, d’insectes et même de fruits. L’hiver les ressources alimentaires sont plus rares et la martre réduit considérablement ses activités.
C’est un animal territorial et solitaire qui ne retrouve des congénères que pour la reproduction. En été, après l’accouplement, la femelle donne naissance à une portée entre 2 et 6 petits qu’elle élève seule durant trois mois. Passé ce délai, les jeunes quittent leur mère pour trouver leur propre territoire. Leur espérance de vie dans la nature est d’environ 10 ans. Cette durée dépend de la présence de leurs principaux prédateurs : lynx, loup, renard et rapaces. Comme la martre ne s’approche que rarement des habitations, elle ne cause pas de dégâts aux bâtiments, véhicules ou à l’agriculture. Malheureusement, elle reste tout de même la cible de certains chasseurs et la victime du trafic routier.
