
Non, ils ne sont pas forcément très « jolis » les vers de terre… Et pourtant, ils sont précieux car ils permettent à l’eau de s’infiltrer dans le sol, aux racines de s’aérer et aux plantes de se nourrir. Les vers de terre sont donc indispensables pour la bonne santé de notre terre et de l’agriculture. Découverte de cet animal fascinant !
Les vers de terre, aussi appelés lombrics, appartiennent à la sous-famille des lombriciens (Lumbricina).
Il existe plusieurs milliers d’espèces de vers de terre sur la planète dont une quarantaine en Suisse. Les vers de terre sont très importants pour la fertilité des sols : plus il y a de vers de terre, plus le sol est en bonne santé. A l’échelle mondiale, le poids des vers de terre est plus lourd que toutes les autres espèces d’animaux, l’être humain y compris !
Les vers de terre sont généralement séparés en trois groupes distincts.
Les épigés vivent cachés sous des feuilles, des écorces ou dans des compostes. Ils ne creusent pas de galeries et se nourrissent de déchets végétaux. Ils sont donc importants pour le recyclage des matières organiques. Ils ne sont pas striés.
Les endogés sont presque transparents. Ils vivent dans les premières couches de terre et creusent des petites galeries horizontales. Ils se nourrissent de matière minérale (la terre) dans laquelle ils trouvent des matières organiques qu’ils rejettent ensuite sous forme de substances nutritives. Ils sont importants pour l’infiltration et la rétention de l’eau dans le sol ainsi que pour l’aération des sols et des racines.
Il en est de même pour les anéciques, qui représentent 80% des vers de terre en Suisse. Ils creusent de grandes galeries verticales (jusqu’à quatre mètres de profondeur), sont généralement brun-rouge et mesurent plusieurs dizaines de centimètres (jusqu’à 45 centimètres de long) ! Le plus connu des vers de terre anécique est le lombric terrestre (Lombricus terrestri).
Les vers de terre sont en danger dans les zones agricoles. En effet, à cause de l’agriculture intensive (utilisation de pesticides et destruction des sols régulière par les machines), certains champs sont passés de deux tonnes de vers de terre à l’hectare en 1950 à moins de deux cents kilogrammes au début des années 2000.
